"crrr crrr crrrr"
C'était par une belle matinée de printemps, la lumière agréable du soleil filtrait timidement derrière le voile des blancs nuages.
Le Parc était presque vide à cette heure de la journée, les quelques promeneurs révassaient et étaient plongés dans leur pensées
ou glissaient deux ou trois mots, comme ça, à leur compagnon.
Les pelouses étaient vides, le panneau "interdit de marcher sur la verdure" trônant dans l'herbe verte et fraîchement coupée.
Le Parc était si agréable à cette heure, si vide, si dépourvu de monde et de.. de tout ce qui pouvait être désagréable dans la vie de tous les jours.
En tout cas, c'était ce que pensait la jeune fille qui se promenait à cet endroit, un timide sourire au lèvres, en regardant, rêveuse, les arbres et en humant
l'agréable odeur des fleurs qui s'ouvrent.
Elle était presque seule dans le parc, seule dans les grandes allées éclairées, seule entre les arbres et les si belles plantes, seule entre les autres. Seule dans sa tête. La fille avançait doucement, sans se presser. Pourtant, en permanence, elle ne demandait qu'a rentrer, à toute jambes, si seulement elle pouvait. Si seulement elle en avait les moyens, de fuir à toute jambes. On la regardait. Tout le temps, le regard des autres ne la quittait pas. Des regards si lourds.
Des regards emplis de pitié, de tristesse, et dans le pire des cas, de moqueries.
Les feuilles des arbres tombaient de temps à autres. Les fleurs de toute les couleurs les saluaient.
Elle continuait sa route. Elle ne savait pas où elle allait, juste loin. Quelque part où elle pourrait se reposer, dormir. Alors qu'elle n'avait pas sommeil. Mais elle en avait tellement assez de cette vie, cette vie difficile, qui en devenait presque monotone.
Si seulement on arrêtait de la voir. Oui c'est ça, si elle devenait invisible. Non elle se sentirait toujours pareille, elle. Il fallait toujours qu'elle se pose cette question, elle était encombrante. Lourde, ses proches, ses si courageux proches, comment pouvaient-ils la supporter ?
"crrr crrr crrr"
Les seules présences humaines du parc se retournent quand elle arrive. Ils la regardent, c'est si inssuportable, si affreux de se sentir en permanence, comme une bête de foire, comme un pauvre animal perdu dans un zoo, comme une pauvre fourmi dans un monde de forts animaux. De se sentir faible. Une des choses les pires qui puissent exister, se sentir faible, avoir besoin d'être assisté.
Elle sorti du si beau parc doucement, sans se presser, comme toujours. Alors qu'elle voulait courir à toute jambes. Comme toujours, c'est toujours comme ça.
Deux chemins se séparaient à la sortie du parc.
"crrr crrr crrr"
Elle emprunta celui pour personnes à mobilité réduite.
Personne à mobilité réduite.
"crrr crrr crrr". Le bruit si agaçant de ce fauteuil.















Comments
c'est super bien écrit !
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Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.
[-O. Wilde]
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j'aime.
(en voui, ça fait deux mots XD)
Par contre, le 'rr rr rr' me fait pas du tout penser à un fauteuil roulant dans les graviers, perso XD
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Evidence. Vous aveugle quand elle ne crève pasles yeux. Gustave Flaubert
Moi si xD
T'aurais mis quoi ? (je peux toujours modifier)
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Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.
[-O. Wilde]
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Evidence. Vous aveugle quand elle ne crève pasles yeux. Gustave Flaubert
Et puis aussi "le voile des blancs nuages", je sais pas, ça ma fait rire XD
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Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.
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Merci encore o^_^o
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